Interview : Benjamin Bonnet, président de la Fédération des Jeunes Producteurs Indépendants (FJPI)

Benjamin Bonnet, producteur chez Mood Films Production, et président de la Fédération des Jeunes Producteurs Indépendants (FJPI), revient sur les enjeux de la production indépendante.

Créée en 2013, la fédération regroupe aujourd’hui une soixantaine de sociétés de jeunes producteurs indépendants. Selon Benjamin Bonnet, la FJPI a pour but de rassembler les jeunes producteurs, afin qu’ils puissent se créer un réseau, notamment les nouveaux entrants dans l’industrie cinématographique : « La FJPI à un ADN particulier, celui de transmission entre générations ».

Le terme « jeune » fait référence à la durée d’existence de la société de production.  Pour être « jeune producteur indépendant » au sein de la FJPI, la société de production doit dater de moins de sept ans. Une fois ce délai dépassé, les producteurs deviennent membres honorifiques de la fédération, et donnent des master class pour aider les plus jeunes à connaître des « base practice » du marché.

La FJPI organise les 7 et 8 juin prochain, les « 7èmes journées des jeunes producteurs indépendants ». Deux jours de marché, master class et tables rondes, articulées autour du thème : « les millenials prennent la parole ». En présence de Carole Scotta, productrice chez Haut et Court, marraine de l’événement, et d’Eric Scherer, directeur de la prospective chez France Télévisions, ces journées permettent aux producteurs, ainsi qu’aux décideurs, de réfléchir sur le contenu et les mode de diffusion actuels, qui sont les enjeux de la filière.

Pour Benjamin Bonnet, la « jeune production indépendante » met en avant de jeunes auteurs, dont l’écriture ambitieuses et peu classiques, a la capacité de générer des recettes auprès des publics. « L’arrivée des plateformes numériques, et les difficultés qu’on rencontre parfois face au désengagement de certaines chaînes de télévision, nous poussent aujourd’hui à être plus créatifs et à trouver des manières de produire le plus intelligemment possible, pour qu’à la fois le contenu soit de qualité, et que la chaîne entière de production n’en pâtisse pas » conclue-t-il.