Interview : Nicolas Anthomé, producteur chez bathysphere

Bathysphere n’a pas de ligne éditoriale définie, même si le producteur Nicolas Anthomé convient que les films qu’il produit sont « plutôt marqués par la cinéphilie ».

En dix ans de carrière, Nicolas Anthomé a produit une cinquantaine de films : de la fiction et du documentaire pour le cinéma. Pour la première fois, le producteur présentera quatre longs métrages à Cannes, sélectionnés dans des sections parallèles : Alive in France, à la Quinzaine des réalisateurs, Makala à la Semaine de la critique, Le ciel étoilé au dessus de ma tête à l’Acid, et Wallay pour Cannes Ecrans Junior.

“Si record il y a, c’est que je pense qu’aucun producteur n’a eu autant de films à Cannes avec aussi peu de financement externes”. Avec un budget d’1,2M€, c’est Wallay, en sélection à Cannes Ecrans Junior, qui a été le mieux financé des quatre explique Nicolas Anthomé.

Avec un système de production basé sur la mutualisation, le producteur confie que « pour faire un de ces films, j’avais besoin de faire l’autre ». Ces quatre longs métrages ont été produits « à risques ». Selon le producteur « les risques ne sont pas énormes en valeur absolue, mais très fort à l’échelle de ma société ».

Nicolas Anthomé, en parallèle de la production, souhaite débuter une activité de distribution, qu’il qualifie de « modeste ». Elle sera plutôt axée sur des moyens métrages, même s’il souhaite également se lancer dans la distribution d’un long.